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D’où vient l’onychophagie, cette manie qui touche 20 à 30% de la population ?

L’acte qui consiste à se ronger les ongles est naturellement considéré comme dégoûtant. De plus, nos doigts deviennent peu esthétiques. D’où vient cette manie qui porte d’ailleurs un nom et que reflète-t-elle ?

Très souvent, les personnes qui se rongent les ongles le font sans même en avoir conscience et une fois qu’elles ont commencé, il est dur pour elles de s’arrêter à tel point que chaque bout d’ongle dépassant des doigts y passe. Cette pratique peu ragoûtante porte un nom bien à elle : l’onychophagie.

Selon les scientifiques du Centre national d’information sur la biotechnologie (États-Unis), les raisons poussant à l’onychophagie sont encore très peu connues de la médecine et cette manie serait très courante puisqu’elle toucherait entre 20 et 30 % de la population. Les plus atteints sont d’ailleurs les adolescents à raison de 45 % d’entre eux.

Pour ceux qui sont étrangers à cette pratique, il semblerait évident qu’arrêter de se manger le bout des doigts paraît facile. La réalité est toute autre, car la plupart des personnes qui se rongent les ongles ont beaucoup de mal à se retenir.

D’après les études ayant tenté d’expliquer les origines de l’onychophagie, il ressort que les principales causes sont le stress et l’anxiété, mais dans certains cas, d’autres émotions peuvent entrer en compte : la colère, l’ennui ou encore la frustration. Ainsi, se ronger les ongles (mais également la peau autour) permettrait de se calmer et de s’apaiser lors de phases d’instabilité émotionnelle.

Une autre étude a suggéré une comparaison entre l’onychophagie et le toilettage des rats au niveau psychologique, il se pourrait donc que cette manie soit un réflexe quasi animal. Enfin, selon le Journal de la thérapie comportementale et de la psychiatrie expérimentale, se ronger les ongles pourrait également être lié au perfectionnisme chez certaines personnes, une caractéristique qui augmenterait le risque d’être déçu et donc de vouloir s’apaiser de la sorte, toujours inconsciemment bien sûr.

Sources : Slate — HuffingtonPost

 

 

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