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Atteintes de dermatillomanie, le triturage compulsif des boutons, elles racontent leurs souffrances

POC – Se percer un ou deux boutons de temps en temps, ça n’a rien de grave. Passer chaque jour des heures à le faire dans sa salle de bain l’est un peu plus. Cela s’appelle la dermatillomanie, un trouble plus courant qu’on ne le pense et dont nous parlent trois dermatillomanes, ainsi qu’Alexandra Lecart, psychologue-clinicienne spécialiste des TOC.

Nous ne nous attendions pas à recevoir autant de réponses à notre appel à témoignages. Quelques heures après sa publication sur les réseaux sociaux, notre téléphone n’a cessé de sonner. Camille, Karine ou encore Marielle souhaitant chacune témoigner d’un trouble qui les ronge : la dermatillomanie. Sous ce nom un peu barbare se cache une manie, une obsession honteuse : celle de se triturer et de se gratter les boutons de façon impulsive, excessive et répétée, ce qui entraîne la formation de lésions, puis de cicatrices.

Décrit pour la première fois en 1898 par l’un des pontes français de la dermatologie, ce trouble reste cependant encore très peu connu en Europe. En France pourtant, plus d’un million de personnes, dont 86% de femmes, seraient touchées par ce trouble répertorié en 2013 dans la section « Troubles obsessionnels compulsifs » (TOC) de la cinquième version du Diagnostic and Statistical Manuel of Mental Disorders (DSM), le manuel diagnostique international des troubles mentaux. Témoignages.

La quête de la perfection, de la purification

« Tout a commencé à l’adolescence avec l’arrivée de l’acné », se souvient Camille, une Parisienne de 29 ans en phase de guérison. « J’ai commencé à me toucher un peu les boutons, comme tout le monde à cet âge, mais mon comportement est devenu de plus en plus anormal, et cela sans que je m’en rende compte. Je pouvais passer plus de deux heures dans la salle de bain sans voir le temps passer. J’étais devant le miroir et j’attaquais mes points noirs, mes boutons… Tout ce que je pouvais ». La jeune femme, qui se décrit comme perfectionniste, est lancée dans une quête quasi-impossible, celle de la peau parfaite. « Je ne supportais pas la moindre aspérité. Dès que j’apercevais un bouton, il fallait que je l’enlève tout de suite et du coup, je commençais à regarder partout ailleurs. Ça m’est arrivé de rentrer chez moi avec une peau quasiment parfaite et qu’elle soit toute abîmée deux heures après ».

Cette quête de la perfection, la psychologue-clinicienne spécialiste de la dermatillomanie Alexandra Lecart, interviewée par LCI, la rencontre souvent lors de ses consultations. « Les profils perfectionnistes représentent environ 90% des cas. La dermatillomanie, qui est un trouble multifactoriel, peut aussi résulter de non-dits, d’un sentiment de colère contre soi ou autrui, de parents trop intrusifs et stricts ou encore d’une agression sexuelle, où le corps a été sali. » Cette obsession de vouloir se débarrasser de ses boutons, de ces imperfections, reviendrait en psychologie à purifier son corps, le bouton étant associé à la saleté, au dégoût.

La dermatillomanie était pour moi la seule façon de m’exprimer.  Karine, dermatillomane (…)

 

 

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