Onychophagie

L’onychophagie est l’acte de se ronger les ongles, en général des mains, et parfois des pieds. L’onychophagie est un CRCC également classée dans la catégorie « TOC et autres troubles » dans le DSM-5 et comme faisant partie d’« autres troubles précisés du comportement et troubles émotionnels apparaissant habituellement durant l’enfance et l’adolescence » (F98.8) dans le CIM-10. Il était classé comme un trouble du contrôle des impulsions dans le DSM-IV. L’onychophagie trouve généralement sa source dans la petite enfance. Les très jeunes enfants ont en effet tendance à utiliser les lèvres, aux tissus nerveux plus denses, pour toucher le monde qui les entoure. Cela s’exacerbe au moment de la poussée des dents avec les premières douleurs. Les doigts sont constamment et immédiatement à portée de la bouche et la pratique s’adopte presque naturellement. Les mécanismes psychologiques sont encore mal connus. Arrivé à l’âge adulte, il arrive très régulièrement que l’onychophagie persiste. Les causes peuvent être nombreuses et ne sont pas mutuellement exclusives. Cela peut être une réaction à l’anxiété (qui peut également déclencher des troubles du sommeil), à un traumatisme, à manque de confiance en soi ou plus simplement à l’ennui ou à la faim. Ronger ses ongles peut sembler être une pratique anodine, toutefois elle peut conduire à des effets très négatifs. Plus important encore, cette habitude peut dégénérer, parfois même jusqu’à des formes de mutilation. Les conséquences directes sont :

  • Dégradation esthétique : Des ongles en mauvais état. Cela contribue à dégrader l’image et peut affecter la confiance en soi. Les symptômes physiques de l’onychophagie sont plutôt mal vus en société.
  • Déformation permanente de l’ongle : A force de subir des contraintes mécaniques pour lesquelles il n’a pas été prévu biologiquement, l’ongle s’installe dans un état d’inflammation chronique. Plus l’habitude est marquée, plus l’ongle va rencontrer des conditions de repousse interrompue. Dans les cas prolongés, la structure profonde de l’ongle finit par être endommagée et l’ongle peut se déformer de façon permanente. L’ongle déformé va ensuite devenir douloureux, ce qui peut inciter à le mordre plus souvent et créer un cercle vicieux.
  • Risque hygiénique : Comme pour n’importe quel geste machinal, porter ses mains à la bouche se fait presque systématiquement sans réfléchir. Ce qui signifie que dans l’essentiel des cas, ce sont des mains sales qui finissent en contact avec les muqueuses buccales. L’onychophagie est ainsi un véritable accès aux bactéries.

D’où vient l’onychophagie, cette manie qui touche 20 à 30% de la population ?

L’acte qui consiste à se ronger les ongles est naturellement considéré comme dégoûtant. De plus, nos doigts deviennent …

« Je suis dermatillomane… mais ça va mieux »

La dermatillomanie est un trouble consistant à toucher, gratter, « nettoyer » sans cesse son visage, jusqu’à le …

Le TOC de la trichotillomanie : s’arracher les cheveux à en devenir chauve

La trichotillomanie est un trouble du comportement qui pousse à s’arracher les cheveux, mais aussi les sourcils, les …