Témoignages

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  • Bonjour, je souffre de dermatillomanie depuis 13 ans environ. J’ai pu mettre un nom sur cette maladie il y a 4 ans ce qui m a soulagé, savoir que je ne suis pas la seule, que je ne suis pas folle ! J’ai toujours des périodes ou ca va mieux, mais j’ai en tout cas une crise plus ou moins sévère par mois environ. Du coup je suis comme dépressive après car je m’en veux, je n’ose pas sortir ! C est un cauchemar ces temps si, je dois me battre contre moi-même. J’ai écris sur mes miroirs avec du rouge à lèvre « no » ! Bref, je sais plus quoi faire car je m’en veux tellement de craquer ! Je me déteste ! Et j ai peur que cette maladie atteigne mes enfants qui sont obligé de me dire d’arrêter si ils sont réveillés. Combien de fois j’ai annulé des rdv, des cours que je devais donner et des stages à cause de mes crises. Très peu de gens savent et ne comprennent pas ! J ai l impression d’être un extraterrestre…

 

  • Bonjour, je suis dermatillomane depuis toujours. Je ne découvre pourtant que ce soir l’existence officielle et l’appellation de ce trouble grâce à votre site  sur les CRCC ! Je suis sûre que de nombreuses personnes vivent la même chose et, sachant en connaissance de cause que la honte et la méconnaissance de la manie impulsive aggravent considérablement ce trouble. Enfant, je m’arrachais les croûtes de ma tête à voir couler des filets de sang sur mon front. Je retirais aussi les croûtes de mon chat qui se battait comme tous les chats, et en resssentait une immense culpabilité. À la pré-adolescence, c’était mes bras que je torturais en me retirant chaque minuscule imperfection, tout le temps, tous les jours, et me créant de nombreuses cicatrices que j’essayais de cacher ensuite en ayant toujours mes bras croisés et mains posées chacune sur le bras opposé. Ensuite à l’adolescence, avec l’apparition d’imperfections sur mon visage, tout s’empira. Je me torturais continuellement, pendant des heures entières devant ma glace, dans une sorte d’état de transe, sans même réaliser ce que j’étais en train de faire. Après ces séances je revenais à la réalité et pleurais devant la sorcière dans le miroir.

 

  • J’ai 28 ans, dermatillomane depuis toujours, déjà petite je l’étais mais ça n’a jamais alerté personne. Puis mon adolescence où les marques indélébiles ont commencées à apparaitre, et jusqu’à aujourd’hui où je ne suis plus qu’un amas de cicatrices et de marques. Je reconnais seulement maintenant que dans mon cas des professionnels sont indispensables à ma guérison. Le problème c’est que ceux que j’ai osé aller consulter (cela demande un effort considérable pour moi) ont banalisé mon trouble, quand ils n’étaient pas dégoutés (une dermato a même refusé de me toucher). A la maternité quand ma fille est venue au monde, les professionnels de santé se sont acharnés en examens sur ma fille et moi, on m’a attribué des staphylocoques, infections, manque d’hygiène… ce fut très difficile et humiliant à supporter. J’avais beau dire que c’était moi qui m’infligeais ces plaies, ces marques, ça n’a pas empêché qu’on me juge. A bout de tests ils ont fini par m’envoyer une dermato qui m’a conseillé de me laver avec du Dove… Du coup j’ai un gros blocage la dessus, ce qui amplifie l’isolement dans lequel on se retrouve tous quand on souffre de ce mal. Je n’ose plus demander de l’aide.

 

  • Bonjour, je viens de découvrir votre site qui me redonne un peu d’espoir. Je suis réellement à bout, épuisée, désespérée, obligée de consacrer depuis un an toute mon énergie, qui pourrait être utilisée pour surmonter cette maladie, à la recherche d’un médecin pouvant m’aider à me soigner. J’habite actuellement à Besançon, et aucun thérapeute compétant au niveau de la dermatillomanie ne pratique dans ma région. J’ai donc essayé de contacter les médecins de mon département procédant par des TCC ou thérapies similaires, mais tous ceux que j’ai réussi après de longues démarches à contacter m’ont répondu négativement, la plupart avec un ton et des propos qui m’ont fait comprendre qu’ils ne connaissaient pas ou ne prenaient pas au sérieux ma maladie. Pourtant elle me fait énormément souffrir. Elle m’handicape et m’empêche de vivre une vie normale, de poursuivre mes études correctement et sainement. Au delà du morale, ma peau ne pourra pas éternellement se reconstruire. Je refuse de vivre avec toute ma vie, je ne pourrais pas le supporter.

 

  • Bonjour, merci beaucoup pour votre site. Ce n’est pas rien de ne plus se sentir seule. Je n’ai pas été voir de médecins jusqu’ici car j’avais honte de mes sales manies et j’ai très vite compris que c’était un problème psychologique. Ma mère est au courant depuis maintenant 3 ans et m’a aidé dans mes recherches. En réalité je ne me gratte pas, je me perce les boutons même quand il n’y en a pas. Je fais ça pendant environ une à deux heures par « crise » normal et tous les jours. J’ai déjà rencontré des problèmes comme des apparitions de kystes et une infection à l’aisselle pour laquelle on a du m’opérer. Je suis arrivée à un stade où je me triture tout le corps sans exception et j’ai beaucoup de cicatrices et de marques. Je crois avoir besoin d’aide et grâce aux informations sur votre site je me sens prête à parler aux professionnels des CRCC.

 

  • Il me semble souffrir de dermatillomanie. Je ne sors pas sans maquillage, je passe des heures dans la salle de bain à assainir ma peau, c’est comme une mutilation de mon visage… je ne pratique pas certaines activités (natation, plongée). C’est une réelle souffrance au quotidien que j’avais plus ou moins réussi à atténuer grâce à ma pilule. Les différents dermato n’entendent pas mon désarroi et mon mal être. Merci pour vos techniques d’auto-stratégies qui je pense vont pouvoir m’aider, en attendant de trouver une bonne thérapie avec un psy qui connaisse et comprenne les CRCC.

 

  • Bonjour, grâce à votre site j’ai découvert le mot « dermatillomanie ». En effet, je m’arrache les sourcils mais pas seulement. J’ai eu un peu d’acné vers l’âge de mes 10 à 14 ans mais jamais traitée à l’aide de médicaments forts. Je me suis toujours grattée les boutons mais de façon excessive. Mais maintenant je n’ai plus d’acné (un dermatologue me l’a dit) et je me gratte toujours la peau énormément, pas parce qu’elle me gratte, mais je n’aime pas voir des mini impuretés et je peux y passer beaucoup de temps. Si je me trouve devant un miroir je peux facilement me gratter le visage pendant une demie heure. Il y a un an à la suite d’un évènement, ces grattages ce sont étendus également à tout mon corps. J’ai des lésions qui n’arrivent pas à cicatriser car je les grattent tout le temps. Et les médicaments que me donnent ma psychiatre n’arrangent pas la situation et n’ont pas l’air de faire effet.

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